" Pour
comprendre la nature, il faut l'aimer, et pour l'aimer, il faut être initié à
son langage."
Citation de
Jules Claretie ;
La libre
parole (1868)

Béant,
je regardais du seuil d'une chaumière
De
grands sites muets, mobiles et changeants,
Qui,
sous de frais glacis d'ambre, d'or et d'argent,
Vivaient
un infini d'espace et de lumière.
C'étaient
des fleuves blancs, des montagnes mystiques.
Des
rocs pâmés de gloire et de solennité,
Des
chaos engendrant de leur obscurité
Des
éblouissements de forêts élastiques.
Je
contemplais, noyé d'extase, oubliant tout,
Lorsqu'ainsi
qu'une rose énorme, tout à coup,
La
Lune, y surgissant, fleurit ces paysages.
Un
tel charme à ce point m'avait donc captivé
Que
j'avais bu des yeux, comme un aspect rêvé,
La
simple vision du ciel et des nuages !