dimanche 12 août 2018

Promenade à Erquy..... sur les pas d'Astérix ?


Promenade à Erquy en famille en cet été 2018, pas très loin de chez moi, mais toujours le même plaisir de retrouver cet endroit..... sur les traces d'Astérix ? ... mais oui pourquoi pas :
 Les premiers occupants du Cap d'Erquy, n'étaient pas des vacanciers... et selon certains amateurs de BD, ce site correspond à l'emplacement du village d'Astérix !!!    Prima




" Un port est un séjour charmant pour une âme fatiguée des luttes de la vie. L'ampleur du ciel, l'architecture mobile des nuages, les colorations changeantes de la mer, le scintillement des phares, sont un prisme merveilleusement propre à amuser les yeux sans jamais les lasser."

Charles Baudelaire (1821-1867)
Recueil : Le Spleen de Paris (1869).





" D’octobre à avril, la pêche à la coquille Saint-Jacques est l’activité phare du port d’Erquy. 2 jours par semaine à raison de 45 minutes par jour (en général le lundi et le mercredi en fonction aussi de la météo) 50 bateaux partent draguer la coquille."
Un régal !













                   

mardi 3 juillet 2018

" Le doigt de Gargantua ".... Fort-la-Latte

 

Bien jolie promenade hier à Fort-la-Latte et quelques photos dont celle d'une pierre levée de 2 m 64 de hauteur, 0 m 49 de largeur, 0 m 24 d'épaisseur,  
Se dressant sur le chemin menant au château ce menhir est connu pour être " Le doigt de Gargantua " ... d'où trois légendes.. Prima

     

Une première légende, dit que Gargantua aurait perdu son doigt alors qu'il enjambait la Manche afin de rejoindre les côtes d'Angleterre.
Une seconde légende raconte que Gargantua serait né à Plévenon,  d'une femme et d'un homme très petits et très laids. Très vite, il prend des proportions gigantesques, à 6 mois, il pesait 100 kg. 
La légende laisse de nombreuses traces de son passage sur Fréhel : le menhir qui se trouve sur le chemin qui mène au Fort-la-Latte représente le doigt, la dent ou la canne de Gargantua, plantée là par le géant.
Selon une troisième légende, on raconte qu'à l'époque où les humains vivaient avec les korrigans et les géants, ils durent s'associer aux korrigans pour combattre les géants qui ravageaient le pays. Pour ce faire, les humains appâtèrent les géants qui tombèrent dans le piège et se firent battre par les korrigans. Ainsi, le géant Gargantua aurait été terrassé sur le cap Fréhel. Tous les îlots que l'on peut découvrir dans la mer autour du cap seraient des morceaux de son corps et la pierre levée à Fort-la-Latte serait  son doigt, qui s'est figé dans le sol.


Quelques fleurs de la cour intérieure du château



dimanche 6 mai 2018

Pierres et légendes bretonnes ... La fée des houx




«  Le beau dolmen de la Roche-aux-fées est situé dans la commune d’Essé (Ille-et-Vilaine), derrière un fossé, au coin d’un champ. Ce dolmen, extrêmement curieux, parfaitement conservé, a été classé au nombre des monuments historiques de l’État. Il devait avoir jadis pour cadre une immense forêt recouvrant toute la contrée.
C’est une allée couverte de plus de 18 mètres de long, sur 2 mètres de haut, composé de 43 blocs de schiste superposés. Elle est divisée en deux pièces dont l’une sert pour ainsi dire d’antichambre à l’autre. Celle du fond est plus large, et plus élevée, plus spacieuse et a une ouverture qui permet d’entrer et de sortir sans être obligé de passer par le compartiment qui la précède.
Plusieurs pierres semblent suspendues dans l’espace, car les informes piliers qui les supportent se terminent quelquefois en pointe. On ne comprend pas comment de pareilles masses (6 mètres de long) peuvent demeurer en équilibre sur des appuis chancelants, à peine enfoncés en terre, et qui ne tiennent debout assurément que par l’énorme poids qu’ils soutiennent.
Un jour que j’étais assis au pied de ce monument des premiers âges, remontant en imagination les siècles qui se sont écoulés depuis son érection, et songeant aux cérémonies dont il a dû être le témoin, je fus tout à coup tiré de ma rêverie par un petit paysan qui s’en vint tourner autour de moi en me regardant d’un air curieux.
Comment t’appelles-tu ? lui demandai-je.
Jean-Marie Bosse, me répondit-il.
Que fais-tu là ?
Je garde mes vaches.
Sais-tu qui a apporté ces grosses pierres dans le coin de ce champ ?
Les fées, pardine.
Mais comment faisaient-elles ?
Dame ! elles en apportaient chacune trois à la fois, une sous chaque bras et une troisième sur la tête. Si l’une de ces pierres venait à leur échapper, c’était fini, le diable les empêchait de la relever. L’infortunée fée à laquelle était arrivé ce malheur devait recommencer le voyage.
Et en effet on rencontre dans les champs voisins, éparses çà et là, des pierres gigantesques couchées par terre et qui sont étrangères aux roches de ces champs. »

Extrait de La Fée des Houx des Contes du Pays Gallo 
de Adolphe Orain ( 1834 – 1918 )






samedi 31 mars 2018

Au printemps qui ne vient pas.... poème de Antoine de Latour. (1808-1881 )




Demain c’est Pâques, le jour des cloches et des œufs, mais c’est aussi le 1er avril, le jour des « poissons d’avril » … aussi le plus sympathique des «  poissons d’avril » serait le réveil du soleil qui semble nous avoir quelque peu oubliés ! Prima







Le soleil enfin, semble vouloir percer les nuages, mais reste bien timide !




lundi 5 février 2018

Quand la mer se déchaîne ... poème de Jean-Claude Brinette


Aujourd'hui vent de Nord-Est annoncé par la météo, je reste chez moi bien au chaud, Je n’ai jamais aimé le vent de Nord-Est, dit de «  Nordet  » ou «  Nordée  » même modéré, c'est un vent méchant qui vous glace, vous mord le visage et les doigts. Prima





Que la mer est belle avec ses blancs moutons !
Mais soudain, elle se change en mégère impromptue :
Fantastique et sublime, semblable à mille démons
Qui fondent sur les maisons et font trembler les nues !

Dans un ciel assombrit, déchiré par l'éclair,
Le vent et le tonnerre font plier les grands arbres,
Ballottant les oiseaux qui cherchent un repaire.
Neptune et Jupiter, ont réuni leurs armes !

L'homme seul, au milieu des éléments déchaînés
Doit lutter pour sa vie et sauver son bateau,
Face aux furies infernales si déterminées,
Qui veulent à tout prix : l'emmener au fond des eaux...

Pauvres marins luttant contre : vague et orages,
Il vous reste " un ami - un guide sur la terre "
Debout sur les rochers, tout au bord du rivage,
Un ange solitaire scintille dans les ténèbres.

Seul, Stoïque, le gardien de phare - coupé du monde,
Assume et reste là... pour que les autres vivent !
Harcelé de milliers de lames qui l'inondent,
L'encerclent, l'agrippent et meurent en vaines offensives !

Là où finit la terre, la mer a son royaume !
Belliqueuse : elle monte jusqu'au toit des maisons
Elle envahit les quais, et roule sur les chaumes,
Bousculant sur la digue les curieux de saison.

Le port avec ses rues sont recouverts d'écume,
Comme en pleine montagne, on marche dans la neige !
La mer est mécontente et montre sa rancune,
Mais les vieux loups de mer, connaissent bien son manège !

Déesse irascible, elle veut des sacrifices...
En sortant de son lit, comme une amante cruelle,
Elle emporte avec elle les meilleurs de nos fils !
Mais qui oserait dire : que la mer n'est pas belle ?...

(Jean-Claude Brinette)



dimanche 31 décembre 2017

Le premier jour de l'an.... poème de Pierre Menanteau


Une nouvelle année  s'annonce, gardons au fond de nos coeurs l'espoir de voir le sort des plus défavorisés s'améliorer et l'espoir de voir enfin rayonner sur notre planète la Colombe de la Paix.
Je souhaite a chacun de vous une très bonne année puisse cette nouvelle année réaliser  tous vos souhaits.
Prima




vendredi 10 novembre 2017

Le Shtandart dans le port de Saint-Malo et un poème d'Albert Samain : Matin sur le port


« Je ne puis voir la mer sans rêver de voyages.
Le soir se fait, un soir ami du paysage
Où les bateaux, sur le sable du port,
En attendant le flux prochain dorment encor… »

Emile Verhaeren, Les forces tumultueuses, 1902 



Le soleil, par degrés, de la brume émergeant,
Dore la vieille tour et le haut des mâtures ;
Et, jetant son filet sur les vagues obscures,
Fait scintiller la mer dans ses mailles d’argent.

Voici surgir, touchés par un rayon lointain,
Des portiques de marbre et des architectures ;
Et le vent épicé fait rêver d’aventures
Dans la clarté limpide et fine du matin.
L’étendard déployé sur l’arsenal palpite ;
Et de petits enfants, qu’un jeu frivole excite,
Font sonner en courant les anneaux du vieux mur.

Pendant qu’un beau vaisseau, peint de pourpre et d’azur
Bondissant et léger sur l’écume sonore,
S’en va, tout frissonnant de voiles, dans l’aurore.

Albert Samain, ( 1858 - 1900 ) 
Recueil : Le chariot d’or